L’évolution historique du Québec – Des dates

Le Régime français

Selon l’Histoire des Frères des Écoles Chrétiennes, toute l’histoire de la colonisation de la Nouvelle-France reposait sur l’évangélisation des indigènes.   Mais soyons clair, la France cherchait avant tout  une route vers l’Asie et toutes ses actions avaient un caractère commercial.  C’était vrai en 1534, c’était vrai avec la mise sur pied par Richelieu de la Compagnie des Cent-Associés en 1627.  La traite des fourrures a toujours été la pierre angulaire de la colonisation.

Le premier appareil politique en Nouvelle-France, le Conseil souverain, verra le jour en 1663 et la Nouvelle-France sera élevée au statut de province française.

Le premier vrai personnage politique en Nouvelle-France sera Jean Talon (1665-1668 et 1670-1672) Il doit régler la justice, la police, les finances, l’industrie, le commerce.  Mais ses actions seront contrecarrées par la Mère-Patrie.

Le Régime anglais

L’Acte de Québec en 1774 achète la paix de la colonie française catholique.  L’Angleterre veut s’assurer de la loyauté des canadiens-français dans l’éventualité de la révolution américaine.

À l’hiver 1775-1776,  nous sommes des sujets américains pour plus ou moins six mois.

En novembre 1806, le premier journal français voit le jour :  “Le Canadien“ est de tendance libérale et nationaliste.

Le 28 février 1838, Robert Nelson proclame l’indépendance du Bas-Canada et, entre autres,  la séparation de l’Église et de l’État.

À l’hiver 1838-1839, Mgr Lartigue de Montréal dénonce le Rapport Durham dont le but est d’angliciser les canadiens-français.

En 1845, François-Xavier Garneau devient notre premier historien.

Le Canada

Le 15 juillet 1867, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau devient le premier “premier ministre“ du Québec, c’est un conservateur.

En décembre 1897, le gouvernement de Félix-Gabriel Marchand projette la création d’un véritable ministère de l’éducation.  La Loi sera adoptée, mais elle sera rejetée par le Conseil législatif sous les pressions épiscopales et celles de Mgr Bruchési, évêque de Montréal.

En 1915, l’abbé Lionel Groulx sera l’un des premiers à décrire la Conquête comme un désastre pour le peuple français d’Amérique

En décembre 1917, le député Joseph-Napoléon Francoeur propose rien de moins que le Québec se sépare de la Confédération canadienne.  La crise prend une telle ampleur,  que la Gendarmerie royale du Canada, qui ne peut plus contenir les foules de manifestants, appelle l’armée en renfort.

Le 1er et 2 avril 1918, l’armée fait feu sur les manifestants : 4 sont tués, plusieurs sont blessés et la police procède à 58 arrestations.

En 1932, l’Ontario et le Québec s’opposent au rapatriement de la constitution canadienne à un point tel que le projet reste en plan.  Ils craignent qu’une constitution canadienne donne trop de pouvoir au gouvernement fédéral.

Le 24 juin 1940, le premier ministre Mackenzie King déclare : “Le gouvernement que je dirige ne présentera pas de mesure de conscription des canadiens pour le service outre-mer“.

Le 27 avril 1942, la conscription est adoptée lors d’un plébiscite.  Le  Québec répond NON dans la proportion de 71,2%.  Le 8 autres provinces disent OUI à 63,7%.

Le Québec

Le 22 juin 1960, élection de Jean Lesage et du Parti libéral qui préconise un réformisme hardi.

Le 20 avril 1968, élection de Pierre Elliott Trudeau, c’est le début de la trudeaumanie.

 Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1970, Pierre Elliott Trudeau décrète la Loi des mesures de Guerre.

En juin 1971, le gouvernement fédéral soumet aux provinces, lors de la Conférence de Victoria, un projet d’entente constitutionnelle. Pierre Elliott Trudeau tente de rallier Robert Bourassa à sa cause sacrée.  Il passera bien près de réussir, mais, refusant de lâcher du lest dans les revendications sociales [et sécurité du revenu], Pierre Elliott Trudeau fournit au Québec la raison de son refus.  Trudeau ne lui pardonnera jamais cet affront, traitant Robert Bourassa avec morgue, le qualifiant même, un jour de dépit, de mangeur de hot-dogs

Les 4-5 novembre 1981,  après 117 ans d’histoire, le concept de deux peuples fondateurs que la Grande-Bretagne avait reconnue implicitement dans l’Acte de Québec et dans le rapport Durham disparaît dans la nouvelle constitution canadienne.

Le 17 avril 1982, sans le consentement du Québec, le Canada, en présence de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, promulgue officiellement la nouvelle constitution.

Le 9 mai 1987, le ministre québécois Gil Rémillard énonce cinq conditions minimales  et fondamentales pour que le Québec appose sa signature à la constitution canadienne:

1) Reconnaissance du Québec comme société distincte; 2) Droit de veto sur tout changement à la Constitution; 3) Garanties concernant la nomination de juges québécois à la Cour suprême du Canada, un tiers des juges doivent être québécois; 4) Garanties aux provinces refusant de participer à des programmes fédéraux de recevoir des compensations financières, c’est la limitation du pouvoir de dépenser d’Ottawa;   5) Prise en charge complète par le Québec de l’immigration sur son territoire.

En juin 1987, fin des pourparlers autour de l’Accord du lac Meech qui se terminent à Ottawa. On propose d’octroyer au Québec cinq des revendications traditionnelles: 1) les sénateurs et les juges de la cour suprême seraient nommés par les provinces;  2) les provinces pourraient prendre part à la politique d’immigration; 3) les provinces auraient le privilège de réclamer une compensation financière si elles ne se joignent pas aux programmes fédéraux dans leur domaine de juridiction; 4) la formule d’amendement prévoirait que la règle d’unanimité s’étende pour couvrir les institution centrales; 5) le Québec jouirait d’une reconnaissance de société distincte en matière de langue, de culture et de système légal. De plus, le Parlement fédéral et tous les parlements provinciaux doivent, pour qu’il fasse force de loi, entériner cet accord avant le 23 juin 1990.

Le 12 juin 1990, le député néo-démocrate manitobain Elijah Harper utilise les règles de procédures pour bloquer le dépôt de ratification de l’Accord de lac Meech.

Le 22 juin 1990, à Terre-Neuve, Clyde Wells refuse de ratifier l’Accord et ajourne sine  die les travaux du Parlement terre-neuvien.

Le 22 juin 1990, Robert Bourassa déclare à l’Assemblée nationale: “Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement”.

Le 27 octobre 1995, entre 40 000 et 100 000 Anglo-canadiens viennent manifester à Montréal pour inciter les Québécois à voter NON au référendum. Ils bénéficient de 90% de rabais sur leur transport en avion ou en train.

Le 21 mai 1997, l’Assemblée nationale adopte à l’unanimité la résolution suivante : “Que l’Assemblée nationale exige de l’ensemble des hommes et femmes politiques du Québec qu’ils reconnaissent la volonté démocratique des Québécoises et des Québécois qui s’est exprimée lors du référendum du 30 octobre 1995 tenu en vertu de la Loi sur les consultations populaires, reconnaissant ainsi le droit fondamental des Québécoises et des Québécois de décider de leur avenir en vertu de cette loi“.

Le 18 novembre 1997, adoption de l’amendement qui abroge l’article 93 de la Constitution de 1867, celui qui faisait obligation au Québec de maintenir un système scolaire accordant des privilèges religieux aux catholiques et aux protestants. Cette abrogation permet la création des commissions scolaires [québécisme pour conseils scolaires] linguistiques plutôt que religieuses.

Le 10 décembre 1999, présentation d’un avant-projet de loi (C-20) par lequel le gouvernement fédéral déclare qu’il ne négociera jamais la souveraineté assortie d’un partenariat, jugera toujours insuffisante une majorité de 50 % plus une voix et exigera que les frontières fassent partie d’éventuelles négociations (accréditant ainsi la thèse partitionniste).  Dès le   16 décembre 1999, l’Assemblée nationale dépose à son tour un projet de loi (99) en réponse à celui d’Ottawa par lequel il affirme le droit des Québécois à disposer d’eux-mêmes, réaffirme l’égalité des votes et la règle démocratique fondamentale du 50 % + 1. “Il préserve notre liberté d’expression et notre droit de choisir, aujourd’hui et pour toujours, notre destin national“, de dire le premier ministre Lucien Bouchard.

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