Pourquoi se gêner ?

Pourquoi se gêner ?

 Le magouillage, la corruption et toutes leurs variances semblent être la mode jour.  Aucun pays, aucune province, aucune ville ne sont exempts.  Ceux et celles que nous avons élu pour les diriger se font un malin plaisir à piger dans l’assiette au beurre.  Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisirs se disent-ils.  C’est l’adaptation moderne du jingles d’une station radiophonique de Montréal : tout le monde le fait, fais le donc. (note 1) Et en avant la parade, c’est la nouvelle manière de diriger.  Nous retrouvons les petits, les moyens et les grands escrocs dans tous les médias.  Ils font la UNE.  Ils sont  la nouvelle du jour.

Le Canada, le Québec, la ville de Montréal et plusieurs autres endroits de par notre vaste monde sont devenus des terrains de jeux pour ces escrocs qui se veulent les émules d’Arsène Lupin.   Un peu plus, la population en fera des héros.  Il ne manque plus que  des Sherlock Holmes  pour mettre fin à ces tristes et couteux scénarios.   Par contre les aventures d’Arsène Lupin étaient de la pure fiction émanant de l’imagination de Maurice Leblanc.  Par contre, le magouillage actuel est de la pure réalité concoctée par des dirigeants que nous avons élu selon les règles de la démocratie.  Serions-nous les responsables de nos propres malheurs ?  Comme le soulignait Churchill, la démocratie est le moins pire des systèmes à l’exception de tous les autres.  Il nous reste plus qu’à endurer cette épidémie planétaire.  Souhaitons-nous une meilleure chance la prochaine fois.  Il nous reste à faire comme Diogène et à chercher les bonnes personnes.  Il doit bien en exister quelque unes en quelque part.

Le Québec a eu son lot de corrompus : Taschereau, Duplessis et quelque uns de leurs ministres.  Le Canada a connu aussi ses corrompus : l ‘époque de Brian Mulroney a été fertile.  La ville de Montréal, plus chanceuse n’aurait connu qu’un certain Sarto Fournier.    Jean Drapeau lui succéda et il a fait le ménage dans les pratiques douteuses quoique ses idées de grandeur nous furent autrement couteuses : le métro, l’Expo 67, les Olympiques de 1976.  Par contre, il aura fait de Montréal une ville reconnue sur le plan international.

D’une façon ou d’une autre, c’est toujours vous, moi et les autres qui payons. C’est  toujours les mêmes qui sont les cochons de payeurs ; c’est une manière universelle.  Pauvres de nous, c’est trop injuste nous dira une autre fois mon petit canard noir.

Et nous les réélirons la prochaine fois. Serions-nous masochistes ???  Il faut croire que OUI.  Nous en sommes une preuve vivante.

Note 1 : http://vigile.quebec/Tout-le-monde-le-fait

Bernard Fournelle

Le 20 avril 2016

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