Un vision… bordel… (synthèse de la chronique du 4 mai 2016)

Une vision… bordel… (synthèse de la chronique du 4 mai 2016)

Les partis politiques au Québec, à tout le moins, semblent être incapables d ‘offrir et de maintenir une quelconque vision de notre avenir.  Jean Lesage en 1960 avec son slogan : Il faut que ça change a ouvert la porte à la Révolution Tranquille qui a transformé le Québec. René Lévesque en 1976 avec Il est grand temps de faire le ménage voyait le Québec devenir un pays.

La population du Québec semble se complaire dans l’affirmation que Louis Hémon a fait dans son roman  “Maria Chapdeleine“ en 1913. (note 1)  Les canadiens-français du temps, aujourd’hui les québécois,  selon Hémon étaient nés pour un petit pain.  La propagande contenue dans ce roman du terroir québécois est bien incrustée dans la mémoire collective.  La population s’est dite NON à deux reprises.  1980 et 1995 font en sorte que le Québec est une province comme les autres de la Confédération canadienne. Et le pays du Québec est toujours une vue de l’esprit.

Le Parti Libéral de Jean Lesage est toujours fédéraliste sous la gouverne de Philippe Couillard et le Parti Québécois fondé par René Lévesque se paie des courses à la chefferie.

Depuis René Lévesque, aucun chef de ce parti, n’a suscité une vision rassembleuse de ce que serait un  Québec indépendant et maître de sa destinée.  Aucun chef n’a réussi à convaincre la population.  Ce qui fait que ce 3 mai 2016, le Parti Québécois se retrouve à préparer une autre course à la chefferie en espérant trouver un SAUVEUR qui saura faire du Québec un pays.

Qui pourra continuer le combat ? À ce jour plusieurs noms sont sur la ligne de départ.  Qui sera le René Lévesque des temps modernes ?  Où, quand et surtout comment atteindre l’objectif de faire du Québec un pays ?  L’intégrité, la simplicité, la proximité avec la population et une vision claire de la démarche sont les éléments que devront  avoir LE ou LA prochain(ne) chef (fe).

Une vision rassembleuse demeure l’élément indispensable pour atteindre l’objectif ultime.  Le SAUVEUR se trouve dans chacun des citoyens.  Faire du Québec un pays devrait être l’engagement politique de toute la population.  René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Pierre Karl Péladeau, entre autres, ont défriché la route.

Un pays repose sur une culture, une langue, un territoire et sur une VISION commune.  L’engagement politique est une attitude qui consiste à intervenir dans la vie de la société.  Nous devons être des acteurs de NOTRE développement et non pas seulement des spectateurs passifs.

Les Véronique Hivon, Martine Ouellet, Alexandre Cloutier, Jean-Martin Aussant, Bernard Drainville, Jean-François Lisée et quelques autres qui ambitionnent à devenir chef(fe) du Parti Québécois doivent expliquer qu’un pays, ce n’est pas seulement une division territoriale mais c’est aussi  constitué d’une entité humaine.

Pour comprendre le Québec, nous vous référons à la chronique précédente.  Vous y retrouverez un texte intitulé : L’évolution du Québec, de la Révolution Tranquille au 3e millénaire.

Bernard Fournelle

Le 17 mai 2016

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