Comment se défaire du soldat Sarkozy ? *

Par Robert Bibeau  ** - Le 24 avril 2011

De mon poste télé j’observe le carnaval électoral qui tarde à s’ébranler. Pourtant l’échéance approche (2012) et ils sont nombreux les polichinelles prétendant aux cabinets de l’Elysée. La déprime se répand partout dans les salles de nouvelles ; ils sont bien embêtés les larbins des bureaux de rédaction ainsi que leurs patrons des conglomérats médiatiques : leur héros s’en retourne à vau-l’eau, pourront-ils jamais sauver la peau du soldat « Sarko » ?

Les impérialistes français l’ont tant aimé ce sous-fifre dévoué ; l’excité de l’Elysée les a très bien servis pendant les années de ce premier mandat ingrat, où il fallait créer le mirage qu’en travaillant plus et plus longtemps l’ouvrier et la travailleuse française seraient plus riches et plus heureuse. Pendant ce temps le président aux ordres avait mandat de liquider les services sociaux, de privatiser les services municipaux et les services de santé, de bousiller les retraites ainsi que les services éducatifs, et enfin, de transférer le maximum des crédits de l’État aux amis de Bolloré attablés au Fouquet, ces affamés. Mais voilà, à vouloir trop bien faire il s’est discrédité le thuriféraire auprès du peuple français en colère qui ne rêve plus que de le défaire.

Parfois, la bourgeoisie française sacrifie ainsi ses serviteurs les plus acharnés, et le Président Sarkozy doit comprendre que la cause capitaliste est plus grande que son sacrifice ! Pourquoi ne s’efface-t-il pas ? Il serait temps, à un an des présidentielles, qu’il comprenne que pour re-mystifier le peuple français un nouvel attelage plus convaincant doit être présenté aux courtisans impatients de battre la campagne en faveur d’une « nouvelle vieille » jument. Mais avant, les faiseurs d’élections truquées doivent lever l’hypothèque de ce « has been » qui s’accroche aux draperies des Tuileries, c’est qu’il n’est pas sevré du pouvoir ce faire valoir de monsieur Arnault. Sous la barre des 25 pour cent d’appui électoral il ne semble pas avoir encore compris le petit dandy. Le Figaro devra le rabaisser encore davantage pour qu’il finisse par prendre le large, l’énergumène, muni d’un parachute doré – faut pas s’inquiéter – et bien avant 70 ans : s’entend.

La droite française se contorsionne afin de deviner quelle marionnette ferait titiller l’électorat trop simple pour comprendre l’entourloupette, pensent-t-ils ces baudets. Serait-ce Fillon le mollasson, Juppé l’altier, ou Borloo le nigaud ? En tout cas, ces trois-là déclasseraient DSK, François Hollande et jojo Paris, le joli de la mairie, aux deux tours des présidentielles … Voici mes fils bien aimés, en eux Bolloré a mis toutes ses complaisances : Elysée-les…

Mais si l’excité de l’Elysée ne s’écarte pas et s’accroche à son trône tel un désespéré, – à moins de le liquider – quoi faire pour l’écarter ? Marine Le Pen, ajouter à quelques candidats du sérail UMP, c’est assez pour qu’un prétendant de la droite « socialiste » se faufile parmi cette cohue de présidentiables. Oubliez les bouffons des gauches plurielles qui se partageront les miettes électorales tombées de la table des riches, le dilemme est tout de même cornélien.

Au temps de Jospin un machin avait bien fonctionné, laisse-moi vous le rappelez. Il avait suffi de pousser papa Le Pen au maximum, dès le premier tour, pour que Chirac se retrouve en tête-à-tête contre le bonhomme incongru ; le deuxième tour était dans la poche (la grande bourgeoisie française n’étant pas encore prête à appeler les fascistes au pouvoir, ça viendra mais plus tard, Marine s’y prépare). Jospin, s’étant sérieusement compromis au chevet de Chirac, ne fit pas le plein de votes pseudo-socialistes. Il y a tout de même une ligne rouge qu’une partie des paumés « socialistes » n’est pas prête à franchir. Cette fois, le candidat DSK devait se sacrifier à cette fin, mais il appert que les stratèges de la rue Solférino n’acceptent pas cette manigance et que François Hollande a été chargé de monter aux créneaux afin de barrer la route au sioniste directeur général du FMI, honni de la rue française !

À l’élection présidentielle suivante une patente avait aussi très bien fonctionné. Le Figaro avait sponsorisé la candidate « socialiste » Ségolène (renouveau) Royal, une insignifiante prétentieuse n’ayant strictement aucune chance de battre le nabot au deuxième tour. Mais cette fois ça ne marchera pas, puisque même jojo Paris, de la mairie, battrait le petit « Sarko » à tous les tours.

Comme vous l’observez la vie est compliquée pour les milliardaires de France : toutes ces manigances en latence, ces millions d’euros à recueillir pour assurer l’élection « démocratique » de leur prochain vizir, et toutes ces fourberies à prévoir afin de maintenir l’illusion du pouvoir démocratiques bourgeois, alors que de moins en moins d’électeurs se laissent berner par ces hâbleurs, les abstentionnistes se prétendent le plus grand parti de France (55 % d’excédés). Décidément, la vie n’est pas aisée pour les milliardaires de la francité !

Sources

* http://www.centpapiers.com/comment-se-defaire-du-soldat-sarkozy/68042

* http://www.centpapiers.com/

** http://www.centpapiers.com/author/robertbibeau

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