Hommages à Claude Léveillée

Claude Léveillée  16 octobre 1932 – 9 juin 2011

Par Philippe Rezzonico  – Le 9 juin 2011

Source : http://ruefrontenac.com/spectacles/musique/38270-claude-leveille-mort  site fermé

Auteur, compositeur, interprète, comédien, Claude Léveillée fut de cette race des pionniers. Il était là du temps des Bozos. Il a écrit pour Piaf. Il s’est produit en Europe. Il fut le premier chansonnier québécois à se produire à la PdA. Il était de Une fois Cinq. C’est fini. Claude Léveillée n’est plus. Frédéric nous a quittés. Et alors qu’elles amorcent leur festival annuel, les FrancoFolies sont en deuil.

Claude Léveillée s’est éteint ce matin, vraisemblablement des suites d’un autre arrêt cardio-vasculaire, lui dont la carrière professionnelle a pris fin en 2004, alors qu’il avait été terrassé par un premier problème cardiaque alors qu’il donnait un spectacle à Montréal. Quelques mois plus tard, une autre attaque du genre l’avait laissé partiellement paralysé.



« Gilles est très triste, a précisé l’ami et gérant de Gilles Vigneault, Pierre Hébert. Les collaborations et l’amitié entre Léveillée et Vigneault remontent aux débuts des années 1960. D’autant plus triste que Gilles était allé lui rendre visite jeudi dernier, ce qu’il faisait régulièrement. Claude allait très bien. Gilles avait amené du sirop et ils avaient blagué ensemble. Mais là, Gilles a beaucoup de peine. On vient de perdre un monument de la chanson québécoise. »


Théâtre, télé et musique

Né le 16 octobre 1932 dans le quartier Petite-Patrie de Montréal, Claude Léveillée était diplômé en sciences économiques, politiques et sociales de l’Université de Montréal dès 1956. Ce sont pourtant les planches qui l’attirent. Dès 1957, il fait partie de La Roulotte de la Ville de Montréal, avec Paul Buissonneau. Il joue aussi au sein de deux séries télévisées pour enfants à Radio-Canada, ainsi qu’à la comédie canadienne (Les Oiseaux de Lune, de Marcel Aymé).

L’année 1959 sera celle de la naissance de la première boîte à chansons nommée Chez Bozo, en hommage à Félix Leclerc. Léveillée, Jean-Pierre Ferland, Raymond Lévesque, Clémence Desrochers, Jacques Blanchet et Hervé Brousseau en font partie.


C’est cette boîte à chansons qui donnera le premier coup de pouce international à Léveillée. De passage un soir alors qu’elle était au Québec, Edith Piaf le repère et lui demande de le suivre en France. Dans l’appartement de Paris de Piaf, Léveillée compose pour elle la musique pour Le vieux piano, Boulevard du crime, Ouragan, La vie et Le long des quais.

Le début des années 1960 furent celles de ses collaborations avec le poète de Natashquan. Sur son premier disque, Léveillée grave Le rendez-vous, né cette rencontre avec Vigneault, et la version originale de Les vieux pianos, qui avait été modifiée pour les besoins de la collaboration avec Piaf. Vigneault signera six autres titres sur le disque de 1963 de Léveillée, notamment L’hiver et Comme guitare.

C’est aussi le temps de Frédéric, le classique des classiques de Léveillée, dont le succès mènera à cette première PdA, dès 1964.

Les années 1960 seront également marquées des collaborations avec André Gagnon, qui mèneront à deux disques (Léveillée-Gagnon, Un voix, deux pianos). Léveillée participe au Ed Sullivan Show, en 1966, et s’offre une première tournée en Union Soviétique.

Fête nationale et Jeux olympiques

Les années 1970 furent également fructueuses. Point culminant : le spectacle de la Fête nationale à Montréal en 1976 avec Vigneault, Ferland, Robert Charlebois et Yvon Deschamps, immortalisé par le biais du disque Une fois cinq. Léveillée va également se produire avec Félix Leclerc au théâtre de l’Ile d’Orléans et il composera des instrumentales en vue des Jeux Olympiques de 1976.

Pour la plus jeune génération, Claude Léveillée fut révélé par son rôle de mercenaire de la presse dans la série Scoop, dans les années 1990. Il avait également tourné au cinéma dans Jésus de Montréal dans les années 1980.

Partagé entre la musique, l’écriture de comédies musicales, le théâtre, la télé et le cinéma, celui dont l’œuvre a été célébrée depuis plus de 40 ans, a livré ses derniers grands spectacles au début des années 2000.

Au moment d’écrire ces lignes, j’ai encore le souvenir vif du concert de 2003, aux FrancoFolies, où toute la poésie, le lyrisme et l’aspect théâtral que Léveillée amenait sur une scène menaient à des ovations monstres du public. Et c’est un souvenir qui risque de perdurer pour tous ceux qui l’auront vu un jour ou l’autre sur les planches.

En réagissant au décès de l’artiste, la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a avancé l’idée qu’il y aurait peut-être possibilité qu’on rendre un hommage particulier à Claude Léveillée en nommant un lieu à son nom dans le Quartier des spectacles, vu qu’il fut le premier artiste québécois à se produire à la PdA.

Claude Léveillée est mort (9 juin 2011)

Source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2011/06/09/001-mort-claude-leveille.shtml

Claude Léveillée, l’une des grandes figures de la chanson québécoise, est mort dans la nuit de mercredi à jeudi chez lui à l’âge de 78 ans.

L’annonce de sa disparition a entraîné une série de réactions aussi bien du milieu artistique que du milieu politique.

La chef de l’opposition Pauline Marois a offert ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches, aux amis « ainsi qu’à tous les Québécois qui ont connu et apprécié l’oeuvre de l’auteur-compositeur-interprète qu’était Claude Léveillée ».

La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a pour sa part indiqué qu’elle songeait à baptiser une des salles du Quartier des spectacles au nom de Claude Léveillé.

Par ailleurs, l’Assemblée nationale rendra hommage vendredi à l’artiste disparu.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a exprimé sa profonde tristesse par voie de communiqué et a offert ses condoléances à la famille et aux proches de Claude Léveillée.

Le hasard a voulu que la mort de Claude Léveillée survienne le jour du début des FrancoFolies. Pour marquer l’événement, une photo de l’artiste sera projetée dès jeudi à la Place des Arts. Et en ouverture du premier spectacle, un hommage lui sera rendu avec une de ses chansons.

L’équipe des FrancoFolies songe également à lui rendre hommage lors du spectacle de Jean-Pierre Ferland.

Alain Simard, fondateur des FrancoFolies, estime que Claude Léveillée a eu une grande influence sur la chanson francophone.

C’est un homme qui a eu une vie exceptionnelle. Il avait toujours des histoires incroyables à raconter. — Alain Simard

Guy Latraverse, le premier agent du chanteur, qui l’a rencontré au début des années 1960, a raconté que c’est grâce à Claude Léveillée qu’il a commencé une carrière dans le monde artistique.  Il ne vivait que pour son métier. — Guy Latraverse

Très ému par la disparition de son ami, André Gagnon, compagnon de la première heure de Claude Léveillée, a déclaré sur les ondes de RDI qu’il ne l’oubliera jamais. Il a indiqué que l’héritage laissé par le chanteur était « énorme ».

Je suis habité par la reconnaissance. S’il ne m’avait pas choisi pour l’accompagner, ma vie aurait été sans doute différente. — André Gagnon

Claude Léveillée est mort (9 juin 2011)

Source : http://www.ledevoir.com/culture/musique/325117/claude-leveillee-est-mort

Frédéric est orphelin: l’auteur-compositeur-interprète Claude Léveillée est mort ce matin, à l’âge de 78 ans. Un des plus grands noms de la chanson québécoise, auteur de premier plan de la grande génération des auteurs-compositeurs des années 60, Claude Léveillée avait connu une riche carrière, également comme comédien, et il a laissé à la chanson québécoise des titres immortels comme Frédéric, Les Vieux Pianos ou La Légende du cheval blanc.

Né le 16 octobre 1932 à Montréal, Claude Léveillée apprend à pianoter dès qu’il est en âge de se tenir sur un tabouret. Le piano demeurera son instrument fétiche toute sa vie.

Même s’il se met très tôt à l’écriture de chansons, sa carrière prend son envol dans les années 1950 à titre de comédien, dans les émissions pour enfants à la télévision.

À l’époque, les chanteurs trouvent peu d’endroits où se produire. Avec d’autres — Hervé Brousseau, Jean-Pierre Ferland, Clémence DesRochers et André Gagnon —, il fonde donc, en 1959, le groupe Les Bozos (dont le nom fait référence à une chanson de Félix Leclerc) et fait connaissance avec la scène dans la boîte Chez Bozo.

Mais il n’aura pas beaucoup de temps pour apprivoiser son nouveau métier: dans la salle du Bozo un soir de cette année-là se trouve une figure légendaire de la chanson française, Edith Piaf. Elle lui propose de l’accompagner à Paris où il pourrait lui écrire des chansons, ce qu’il fit, pratiquement séquestré pendant des mois dans l’appartement de la célèbre chanteuse. Il lui offre Boulevard du crime et Les Vieux Pianos, notamment. En 1990, le cinéaste Jean-Claude Labrecque a d’ailleurs immortalisé sa période «Piaf» dans un film intitulé 67 bis, boulevard Lannes.

Il revient au pays en 1961 et fait la rencontre de Gilles Vigneault, avec qui il écrira plusieurs chansons, dont Le Rendez-vous. L’année suivante, il enregistre le premier d’une longue série d’albums et de succès: L’Étoile d’Amérique, La Scène, La Légende du cheval blanc, etc.

C’est en 1963 qu’il crée un de ses classiques, Frédéric. Sa consécration grandit de jour en jour et, l’année suivante, il devient le premier Québécois à se produire à la Place des Arts, à Montréal.

Musicien prolifique — il a enregistré des dizaines d’albums —, Claude Léveillée est aussi l’auteur (avec Louis-Georges Carrier) de sept comédies musicales, et il a composé la musique d’un nombre incalculable de téléthéâtres (dont Des souris et des hommes), de téléséries (Scoop) et de films (dont Quelques arpents de neige, de Denis Héroux, en 1972).

Son talent a été reconnu à l’échelle internationale et, au cours de sa carrière, il effectuera plusieurs tournées à l’étranger, surtout en Europe.

Parmi les moments forts de sa carrière, notons l’édition 1976 de la Fête nationale à Montréal, alors qu’il fait partie des «cinq grands», avec Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Robert Charlebois et Yvon Deschamps, spectacle immortalisé dans l’album Une fois cinq.

Les années 1980, 1990 et 2000 seront plus calmes au plan de la création musicale, mais il demeure toujours actif et continue à donner des spectacles. En juillet 2003, il avait participé aux FrancoFolies de Montréal et il était d’un spectacle-hommage à Jacques Brel, au Festival d’été de Québec. Il avait aussi enregistré un album regroupant ses plus grands succès, Mes immortelles, je vous les confie.

En 2004, il devait faire partie de la distribution de la comédie musicale Don Juan, mais est forcé de se retirer quelques mois plus tard pour des raisons de santé. Coup sur coup, Claude Léveillée a été foudroyé par deux hémorragies cérébrales, survenues dans un court intervalle.

Il avait par la suite réduit considérablement la cadence. Plusieurs hommages lui ont ensuite été consacrés par la colonie artistique. Des spectacles ont aussi été organisés afin d’amasser des fonds pour l’aider à défrayer les soins de santé nécessaires à son mieux être.

Parallèlement à sa carrière musicale, Claude Léveillée n’a jamais renoncé à son côté comédien. Dans les années 1960, il a joué dans plusieurs téléromans et téléthéâtres. Il avait aussi, en 1965, avec Yvon Deschamps et Paul Buissonneau, fondé le Théâtre de Quat’Sous, à Montréal, dans une ancienne synagogue.

Au petit écran, il a incarné un magnat de la presse dans la série télévisée Scoop, ainsi qu’un ancien professeur à la santé mentale fragile dans Tabou.

Il a tenu aussi quelques petits rôles au cinéma. Il a été fait Officier de l’Ordre du Canada en 1997, puis l’année suivante, chevalier de l’Ordre national du Québec.

Claude Léveillée s’éteint (9 juin 2011)

Source : http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201106/09/01-4407558-claude-leveillee-seteint.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1

Claude Léveillée s’est éteint ce matin d’un probable accident vasculaire cérébral selon une source proche de la famille. Il était âgé de 78 ans.

L’auteur-compositeur-interprète est né le 16 octobre 1932 à Montréal. Déjà à l’âge de cinq ans, Claude Léveillée joue du piano. Dans les années 50, il décroche quelques rôles à Radio-Canada, anime à la radio CJMS et compose quelques chansons.

En 1959, il forme le groupe Bozos avec Hervé Brousseau, Jean-Pierre Ferland, Clémence DesRochers et André Gagnon.

La même année, il rencontre Édith Piaf chez qui il ira vivre à Paris. Il écrit pour elle Boulevard du crime, Ouragan, La voix et Les vieux pianos.

Il revient au pays en 1961 et fait la rencontre de Gilles Vigneault, avec qui il écrira plusieurs chansons, dont «Le Rendez-vous». L’année suivante, il enregistre le premier d’une longue série d’albums et de succès: «L’Etoile d’Amérique», «La Scène», «La Légende du cheval blanc», etc.

Claude Léveillée est le premier artiste québécois à se produire à la Place des Arts. Il est aussi un des premiers Québécois à écrire des comédies musicales.

Durant sa longue et prolifique carrière, Claude Léveillée a mis sur le marché plus d’une trentaine d’albums. Il a notamment joué à la télévision dans La lanterne magique (1957), Domino (1957-1962), La perdière (1971) et Scoop (1991-1995) et au cinéma dans La ligne de démarcation (1966), Jésus de Montréal (1988), Meurtre en musique (1994) et l’Homme idéal (1996).

Parmi les moments forts de sa carrière, notons l’édition 1976 de la Fête nationale à Montréal, alors qu’il fait partie des «cinq grands», avec Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Robert Charlebois et Yvon Deschamps, spectacle immortalisé dans l’album «Une fois cinq».Son dernier album Coeur sans pays, enregistré quelques jours avant son avc, a été publié à la fin de l’automne 2008.

Il a été fait Officier de l’Ordre du Canada en 1997, puis l’année suivante chevalier de l’Ordre national du Québec.

Claude Léveillée a quitté la scène artistique, en 2004. On se rappelle qu’il s’était effondré sur scène pendant un spectacle, victime d’une première hémorragie cérébrale, le 27 avril. Après des mois de convalescence, il était retourné vivre dans son manoir de Saint-Benoît, dans les Basses-Laurentides, pour poursuivre sa réadaptation. Mais le 20 octobre suivant, il de nouveau fait une hémorragie.

ADIEU MONSIEUR LÉVEILLÉE (9 juin 2011)

Salut Frédéric !

Source : http://www.vigile.net/Salut-Frederic

Quand Frédéric me rappelle les amours de nos vingt ans, Nos chagrins, notre chez-soi

Sans oublier, les copains des perrons Aujourd’hui dispersés aux quatre vents

On n’était pas des poètes, ni curés, ni malins ; mais papa nous aimait bien

Tu t’rappelles le dimanche, autour d’la table, ça riait, discutait Pendant qu’maman nous servait Mais après…

Mon pays de Claude Léveillée : http://www.tagtele.com/videos/voir/38919

Notes complémentaires

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2011/06/09/002-bio-claude-leveillee.shtml

http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Léveillée

http://www.chansonduquebec.com/bio/leveille.htm

http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/06/deces_de_claude_leveillee_jean.html

http://fr.canoe.ca/divertissement/musique/nouvelles/2011/06/09/18259936-qmi.html

http://www.leparolier.org/quebecois/classartistes/c/claudeleveillee.htm

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